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Choc de simplification

Oct 31

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°33 : La formation du dirigeant, indispensable mais tellement délaissée

Contrairement à leurs salariés qui sont plutôt bien lotis, les entrepreneurs délaissent leur formation continue. Comment expliquer ce manque d’intérêt flagrant qui leur permettrait pourtant de gagner en compétence, et donc en performance ?

Chaque travailleur non salarié cotise afin de financer les fonds qui gèrent la formation des dirigeants. Une somme qui reste souvent inutilisée par une grande partie des entrepreneurs. Manque de temps, montants pris en charge insuffisants ou simple désintérêt pour le sujet, il est pourtant indispensable que chaque entrepreneur puisse se former régulièrement.

Que ce soit l’Association de gestion du financement de la formation des chefs d’entreprises (Agefice) pour le secteur du commerce, le Fonds d’assurance formation des chefs d’entreprises artisanales (Fafcea) pour les artisans, ou le Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIFPL) pour les libéraux, ces fonds sont à votre disposition pour financer vos formations. Toutes ne sont pas prises en charges (à vérifier avant toute chose), et sont plafonnées annuellement (entre 1 000 et 1 600 € par exemple pour le secteur du commerce).

Que pensez-vous d’apprendre les bases de la comptabilité, pour mieux dompter les principes élaborés par votre expert-comptable ? Pourquoi ne pas suivre une formation sur Excel ? Franchement, combien de temps perdez-vous chaque semaine ? C’est un investissement très rentable. Et si vous avez des salariés, pourquoi ne pas vous former au management ? Encore faut-il trouver une formation adaptée à vos besoins et à votre rythme de travail. Malheureusement, la plupart des organismes de formation n’ont pas vraiment construit des formations adaptées. Le montant annuel des formations pour dirigeants est ridicule par rapport à celui des salariés, donc il est souvent délaissé. Certaines CCI et la plupart des CM proposent des formations qui peuvent vous convenir, mais les catalogues sont assez restreints.

Dans tous les cas, avant de vous lancer, regardez bien la durée et le rythme de la formation, afin que vous puissiez vous libérer sans mettre en danger votre activité. Surtout, choisissez une formation adaptée à votre niveau. Rien de pire que de passer plusieurs demi-journées sur une chaise à entendre des choses que vous connaissez déjà par coeur, ou à ne rien comprendre car c’est trop compliqué. L’organisme de formation doit évaluer votre niveau au préalable.

Autre source de financement : chaque entreprise soumise au régime réel d’imposition peut bénéficier d’un crédit d’impôt (donc d’un remboursement en cas d’imposition nulle) de l’équivalent de 40 heures de Smic horaire, soit un peu moins de 400 € par an à l’heure actuelle.

Mon conseil

N’hésitez pas à suivre des formations. Le rythme doit être adapté à votre activité. Si vous avez la possibilité de suivre une formation dédiée aux dirigeants, profitez-en pour faire du business. Dans tous les cas, n’oubliez pas vos cartes de visite, et soignez la présentation de votre entreprise lors du tour de table, vous pourriez faire une belle rencontre : un futur client se trouvera peut-être dans la salle.

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livre nicolas

Oct 31

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°32 : Le dirigeant et son réseau professionnel (et personnel…)

Une partie du développement de l’entreprise dépend de la capacité qu’a le dirigeant à utiliser son réseau professionnel et personnel. Cela aura un impact non seulement sur ses ventes, mais aussi sur la mise en place des partenariats, et éventuellement lors des premiers recrutements.

Si vous voulez mobiliser autour de vous, suivez ces excellents principes qu’une personne de mon entourage met efficacement en pratique au quotidien :

Tout d’abord, rendez-vous utile pour votre réseau. Vous devez avoir la capacité naturelle à rendre des services, sans pour autant en attendre une contrepartie. Ainsi, statistiquement, vous augmentez vos chances de pouvoir compter sur quelqu’un lorsque vous en aurez besoin plus tard. C’est aussi une manière d’exister. Toutefois, attention aux abus, vous devez repérer les profiteurs qui ne seront jamais là lorsque vous aurez besoin d’eux.

Ensuite, prenez des nouvelles de votre réseau régulièrement. Ne disparaissez pas pendant plusieurs années pour réapparaître soudainement lorsque vous avez besoin de quelque chose. Envoyez un petit mot de temps en temps, ou passez un coup de fil, de manière tout à fait désintéressée. Ce contact régulier sera l’occasion pour vous de vous tenir informé et pour votre interlocuteur d’exprimer des besoins. Vous pourrez alors l’orienter vers une autre personne (donc lui rendre service, ainsi qu’à la personne vers qui vous l’avez envoyé à qui vous apportez du business), ou éventuellement lui proposer vos services. Dans tous les cas, vous lui aurez apporté une solution, donc vous n’aurez pas perdu votre temps, et lui non plus.

Pour que quelqu’un de votre entourage puisse faire appel à vous, encore faut-il qu’il sache ce que vous faites. Il ne suffit pas de mettre à jour votre profil sur les réseaux sociaux pour considérer que tout le monde est au courant de votre situation actuelle. Dans tous les cas, que ce soit sur votre profil Internet ou dans votre discours, vous devez être identifié clairement comme offrant tel ou tel service. Si la personne entend parler d’un besoin autour d’elle, elle pensera à vous. Mais si elle ne sait pas exactement ce que vous faites, elle ne pourra pas vous solliciter.

Le jour où vous avez besoin de quelque chose et que vous avez identifié quelqu’un dans votre réseau qui pourrait vous aider, allez droit au but et soyez clair. Cela ne sert à rien de tourner autour du pot. Et si vous avez suivi les conseils précédents, votre interlocuteur n’hésitera pas un instant avant de vous rendre service, que ce soit en répondant directement à votre besoin ou en vous orientant vers quelqu’un de son entourage qu’il ne vous aurait pas présenté dans d’autres circonstances. N’oubliez pas de le remercier, et de lui renvoyer l’ascenseur. Et si vous avez l’occasion de lui rendre un service immédiatement, n’attendez pas et faites-le.

Ces quelques principes très basiques sont valables pour votre entourage professionnel, mais aussi personnel.

Mon conseil

Intéressez-vous réellement aux personnes de votre entourage professionnel et personnel, soyez gentil et sincère avec elles, cela pourra peut-être vous servir un jour.

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livre nicolas

Oct 30

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°31 : Recruter son premier salarié

Pour un entrepreneur, recruter son premier salarié est une étape clé dans le développement de son entreprise. Beaucoup ne font jamais le grand saut, car ce n’est pas simple, et la réglementation française ne leur facilite pas la vie.

Où vais-je pouvoir trouver la perle rare ? Combien cela va me coûter exactement ? Que faire si demain je n’ai plus besoin de lui ? Vais-je trouver quelqu’un à la hauteur de mes exigences ? Comment va-t-on cohabiter ? Et si jamais je me trompe de profil, que se passe-t-il ? Et la caisse de retraite, la prévoyance, l’assurance-maladie, la mutuelle… combien de nouveaux interlocuteurs ? Comment vais-je faire sa feuille de paie ? Dois-je connaître par coeur le Code du travail et ma convention collective ? Et si je fais une erreur et que je me retrouve avec un prud’hommes sur le dos ? Combien ça va me coûter ? Peut-être devrais-je rester seul, finalement ?

C’est vrai, on se pose beaucoup de questions avant de recruter son premier salarié. Pourtant, c’est peut-être ce premier recrutement qui va donner un nouvel élan à votre entreprise. Vous êtes débordé, vous avez absolument besoin d’aide. Mais cette première personne, c’est un peu comme votre conjoint. Vous allez devoir cohabiter au quotidien. Et si vous deviez recruter d’autres salariés dans le futur, il faut anticiper sa réaction.

Avant toute chose, il faut se poser quelques heures pour rédiger une fiche de poste. Quel est l’intitulé exact du poste ? Que va-t-il faire au quotidien ? Quelles sont ses responsabilités, ses perspectives d’évolution, notamment si l’entreprise est amenée à grandir ? De quel type de profil avez-vous besoin, ses compétences, son expérience, ses diplômes ? Combien êtes-vous prêt à le payer ? Quel type de contrat de travail lui proposer : CDD, CDI ? C’est une tâche fastidieuse mais indispensable avant de démarrer le recrutement. Le temps que vous allez y consacrer sera largement amorti par la suite.

Ensuite, qui recruter ? Parlez-en autour de vous, envoyez un e-mail à vos proches. Utilisez aussi les réseaux sociaux, la diffusion est démultipliée. Il est préférable d’embaucher quelqu’un qu’on vous aura conseillé, mais on ne trouve pas toujours la personne adéquate par l’intermédiaire de son réseau.

Sinon, vous allez devoir passer une annonce. C’est gratuit à Pôle emploi. Si vous vous servez de Pôle emploi comme intermédiaire et que vous êtes pressé, juste un petit détail : ne les laissez surtout pas faire le tri des CV (c’est juste une case à cocher), sinon ça va être compliqué… Ne comptez pas sur Pôle emploi pour vous aider à recruter, mais uniquement pour vous permettre de diffuser votre annonce au plus grand nombre.

Si vous souhaitez recruter une personne avec un statut « cadre », les annonces sur l’Apec sont, elles aussi, gratuites. Vous pourrez vous faire aider, à la fois pour rédiger votre annonce, mais aussi pour effectuer une première sélection, cela fonctionne bien. L’Apec peut aussi vous aider à déterminer la rémunération adaptée au marché.

Vous pouvez aussi passer des annonces sur quelques sites gratuits. Ensuite, il existe aussi des solutions payantes, soit des sites spécialisés ou au sein des réseaux sociaux. Mais, dans ce cas, la note peut rapidement devenir salée.

Une fois que vous avez reçu des candidatures, il faut faire un tri dans les CV. Lisez aussi les lettres de motivation, cela donne une bonne idée du profil de la personne qui répond à votre annonce. Si la lettre n’est pas du tout adaptée à votre annonce, c’est que le candidat n’a pas pris le temps d’apprendre à connaître votre entreprise. Prenez quelques minutes pour répondre aux candidats qui ne sont pas retenus. Même si vous ne faites qu’un copier-coller d’un message type, faites-le par respect envers eux.

L’étape des entretiens est aussi primordiale. Vous devez à la fois détecter si la personne a les compétences et l’expérience pour tenir le poste, mais vous devrez aussi voir si vous serez capable de travailler ensemble. N’oubliez pas non plus que c’est à vous de convaincre ce candidat de rejoindre une petite entreprise. Souvent, les candidats préfèrent rejoindre une plus grande entreprise qui va leur apporter plus de sécurité et d’avantages sociaux. N’oubliez pas un paramètre : si la personne est déjà en poste en CDI et qu’elle a besoin de démissionner pour rejoindre votre entreprise, vous aurez plus de scrupules à vous en séparer si cela se passe mal dès le début.

Vient le moment de l’embauche avec la rédaction et la signature du contrat de travail, ainsi que les différentes démarches à effectuer auprès des organismes sociaux. N’hésitez pas à vous faire accompagner, allez voir la chambre de commerce ou la chambre des métiers pour vous obtenir de l’aide. Pour vous simplifier la vie, utilisez le Titre emploi service entreprise (TESE). C’est un service proposé par l’Urssaf qui vous permet de n’avoir qu’un seul interlocuteur, qui vous évite d’avoir à rédiger un contrat de travail, et qui vous épargne d’avoir un logiciel de paie pour effectuer les bulletins de salaire chaque mois.

Pour son premier jour, prenez le temps de bien accueillir votre salarié. Les premières heures sont décisives. Il faut au moins le former au fonctionnement de l’entreprise. N’hésitez pas à échanger un maximum avec lui, n’oubliez pas que vous n’êtes que deux. Il doit pouvoir comprendre où vous voulez aller.

Mon conseil

Avant de démarrer, faites une fiche de poste. Vous devez y consacrer du temps, c’est un investissement indispensable. Pour vous simplifier la vie, utilisez le dispositif TESE qui vous fera gagner beaucoup de temps (ne perdez pas votre mot de passe !). Prenez connaissance de la convention collective à laquelle vous êtes rattaché pour en étudier les spécificités. Si la personne que vous recrutez est inscrite à Pôle emploi, voyez si vous avez droit à une aide.

Si, durant la période d’essai, vous avez des doutes sur votre salarié, ne laissez pas la situation se dégrader. N’oubliez pas que la période d’essai est faite pour ça et qu’une fois cette échéance dépassée, il vous sera beaucoup plus difficile de vous en séparer.

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livre nicolas

Oct 30

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°30 : Bien choisir son expert-comptable, quelles relations entretenir ?

L’expert-comptable est l’un des hommes clés de la vie de l’entreprise. Bien le sélectionner est important car les conséquences d’un  mauvais choix sont fâcheuses, et il n’est pas toujours aisé d’en changer.

La profession d’expert-comptable est réglementée. Cela veut notamment dire que tout le monde ne peut pas s’improviser expert-comptable et que vous ne pouvez pas faire appel à n’importe qui. Et qui dit « profession réglementée » ne signifie pas que vous devez rester passif devant ses agissements. L’expert-comptable se positionne comme le principal conseiller de l’entreprise. Pour autant, il est d’abord un commerçant qui a plusieurs clients à gérer et ne peut pas connaître par cœur l’activité de chacun.

Cela ne vous garantit pas que le résultat obtenu corresponde à votre besoin, car tout se joue dans la relation que vous allez entretenir avec votre prestataire. Et la relation qu’entretiennent la plupart des entrepreneurs avec leur expert-comptable, sous prétexte qu’il est le sachant, et qu’eux ne savent pas, est totalement déséquilibrée. Ne l’oublions pas, l’expert-comptable est un prestataire comme les autres.

Bien évidemment, si vous êtes prêt à débourser une somme importante, il pourra être plus souvent auprès de vous et mieux vous conseiller. Mais dans la plupart des cas, le budget consacré est inférieur à 5 000 €, ce qui permet surtout de financer les tâches à faible valeur ajoutée, comme la saisie et la vérification de vos factures. Il ne reste alors plus beaucoup de temps à votre « conseiller » pour vous aider à mieux piloter votre entreprise.

Malheureusement, il n’y a pas de formule magique. Je ne vois que deux solutions, qui vous prendront un peu de temps au début, mais qui vous changeront la vie, résultat garanti.

Apprenez les bases de la comptabilité

Vous devez en connaître les grands principes et savoir lire un bilan et un compte de résultats. Si vous ne maîtrisez pas ces fondamentaux, vous laissez dans les mains d’un tiers l’avenir de votre entreprise.

En fonction du volume à traiter

Étudiez la possibilité d’internaliser tout ou partie de la saisie des factures en utilisant un logiciel de comptabilité simplifié. Certains cabinets d’expertise-comptable proposent leur outil, et il existe maintenant sur le marché des systèmes par abonnement très simples à utiliser, et surtout très faciles et rapides.

Ainsi, vous pourrez avoir une relation plus équilibrée avec votre prestataire, vous comprendrez mieux de quoi il parle, et il pourra mieux comprendre vos besoins.

Mon conseil

N’oubliez jamais qu’un expert-comptable est d’abord un prestataire, et donc un commerçant. C’est à vous d’en faire un conseiller en connaissant les bases de la comptabilité. Si vous êtes en permanence en position de recevoir des informations, la relation est faussée.

Imposez à votre expert-comptable de vous expliquer votre bilan, et n’hésitez pas à lui faire part de vos objectifs professionnels. Un bilan ne se prépare pas de la même manière si vous avez l’intention de revendre votre entreprise dans trois ans, que si vous voulez en faire votre activité « pour la vie ».

Beaucoup de cabinets proposent des abonnements. Sachez que pour 200 € HT par mois, votre expert-comptable ne doit pas juste vous faire votre déclaration mensuelle de TVA…

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livre nicolas

Oct 29

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°29 : Le contrôle fiscal

Environ 50 000 entreprises font l’objet d’un contrôle fiscal chaque année. Cela fait moins de 2 % de « chances » d’y être confronté. Pourtant, avec le cumul des années, et selon certains critères de l’administration, cela peut vous arriver…

Ceux qui innovent et qui investissent fortement au démarrage font plus souvent l’objet de contrôles. Plus généralement, relations financières et commerciales avec l’étranger, activités particulièrement sensibles (bâtiment, restauration…), retard dans le dépôt des déclarations, demandes de remboursement de crédit de TVA à répétition, mais aussi ratios sensiblement différents des autres entreprises du même secteur, incohérence entre les déclarations, stocks morts ou encore restructurations défiscalisées sont autant d’indices qui alertent le fisc. Plus récemment, on a constaté une augmentation des contrôles fiscaux dans les entreprises qui ont bénéficié du crédit impôt recherche (CIR).

Il est normal que le fisc contrôle les entreprises. Le montant des redressements fiscaux est en hausse, c’est donc qu’il y a fraude et elle doit être surveillée.

Dans tous les cas, le jour où vous recevez l’avis de vérification par courrier recommandé, vous n’avez que quelques jours pour vous préparer.

Depuis le 1er janvier 2014, il est obligatoire de fournir une copie des fichiers comptables sous forme dématérialisée. Ces fichiers sont des extractions provenant de votre logiciel de comptabilité. Il est nécessaire de vérifier que celui-ci est compatible avec cette obligation, car les conséquences sont lourdes. Ces fichiers permettent à l’administration fiscale de faire leur vérification plus rapidement. Vous devez aussi pouvoir lui garantir que vous n’avez pas retouché certaines écritures entre-temps pour faire quelques « ajustements » de dernière minute (irréversibilité).
Concernant la préparation du contrôle, mettez toutes les chances de votre côté. Il est important de rassembler l’ensemble des pièces justificatives (factures d’achat et de vente, relevés bancaires, inventaires…) pour ne pas faire perdre de temps au contrôleur. N’hésitez pas à lui demander la liste des pièces qu’il souhaite contrôler dans un premier temps car il y a de fortes chances qu’il ait un objectif en particulier. Il n’est pas là par hasard.

Soyez courtois, ne tombez pas dans l’hypocrisie, et restez dans l’échange professionnel de relations. Répondez à ses questions, et attendez le résultat. À la fin du contrôle, si la note est salée, vous avez la possibilité de discuter, et éventuellement de contester…

Mon conseil

Faites bonne impression en fournissant des documents bien ordonnés. Constituez des pochettes, des classeurs, ou tout ce que vous voudrez afin que l’on puisse s’y retrouver. Ne mettez pas des bâtons dans les roues du vérificateur, vous allez le payer.

Vérifiez que votre logiciel de comptabilité est conforme avec les nouvelles obligations de fourniture de fichiers dématérialisés. Faites-vous accompagner par un expert. Si vous faites partie des secteurs à risques, vous pouvez souscrire une assurance qui réglera les frais d’accompagnement en cas de contrôle.

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livre nicolas

Oct 29

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n° 28 : Le contrôle URSSAF

Encore plus répandu que le contrôle fiscal, le contrôle Urssaf permet à l’administration de vérifier que vous avez déclaré l’ensemble des charges soumises à cotisations. Ce contrôle est aussi l’occasion pour vous de réaliser un audit d’une partie de vos process, avec parfois de bonnes surprises.

Première cible des contrôleurs : les frais professionnels et les allégements dits « Fillon ».

Il faut tenir à jour régulièrement un fichier, ou un classeur pour ceux qui préfèrent les méthodes anciennes, où vous indiquez en face de la date et du lieu du déplacement le type de dépense associé, en sachant que vous devez pouvoir justifier du motif du déplacement. Inscrivez au dos des notes de restaurant le nom de la personne avec qui vous étiez et n’hésitez pas à marquer chaque déplacement sur votre agenda.

Pour ce qui est de la comptabilité des indemnités kilométriques…

                                                                                                                                                                              … Voir fiche n° 27

Autre sujet sensible, notamment si vous employez du personnel ayant une rémunération inférieure ou égale à 1,6 fois le Smic, vous bénéficiez d’une réduction de charges appelée « réduction Fillon ». Son calcul a été modifié à plusieurs reprises, et ressemble désormais à une usine à gaz. Il est donc source de nombreuses erreurs, pour lui comme pour vous, à la hausse comme à la baisse.

Enfin, concernant le dirigeant lui-même et ses salariés, veillez à être clair avec la rémunération, qu’elle soit directe ou indirecte. Le téléphone portable payé par l’entreprise et utilisé à la maison doit faire l’objet d’une déclaration en tant qu’avantage en nature. Idem pour les véhicules de l’entreprise ou tout autre avantage financé par l’entreprise et utilisé plus ou moins ponctuellement et à titre personnel.

Mon conseil

Concernant les frais de déplacement, enregistrez vos dépenses au fur et à mesure. Si cela n’est pas fait, préparez un listing avant le démarrage du contrôle.

Donnez une bonne impression dès le début, et ne cherchez pas à cacher vos quelques erreurs, volontaires ou non. Si le contrôleur voit que vous lui avez caché quelque chose, vous allez y passer plus de temps, car il va finir par tout contrôler. Si les réductions Fillon représentent un montant important pour vous et que vous avez un doute, faites vérifier ce point par un spécialiste, ou en prenant directement rendez-vous avec l’Urssaf.

Lors du contrôle, faites vous accompagner par votre expert-comptable ou par un spécialiste si besoin.

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livre nicolas

Oct 28

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°27 : Véhicule de fonction dans l’entreprise ou utilisation du véhicule personnel ?

Un chef d’entreprise a souvent besoin de se déplacer dans le cadre de son activité professionnelle. Il a le choix entre utiliser son véhicule personnel et ou faire acheter (ou louer) une voiture par son entreprise. Le choix fait par le dirigeant peut avoir un impact économique non négligeable.

Première solution : utiliser son véhicule personnel

Dans ce cas de figure, vous mettez à la disposition de votre entreprise votre voiture personnelle. Vous touchez des indemnités kilométriques (IK) pour vous faire dédommager pour chaque kilomètre parcouru. Vous trouverez facilement le barème sur Internet (Google : « barème IK »).

Vous devez alors tenir à jour un listing de vos déplacements professionnels très détaillé (date du trajet, adresse de départ, adresse d’arrivée, distance parcourue, objet du trajet). Faites-le régulièrement car on oublie vite. Pour vous aider, marquez dans votre agenda tous vos rendez-vous, en y indiquant l’objet et le lieu.

Attention, les trajets entre le domicile et le siège social de l’entreprise ne sont pas pris en compte. De plus, le calcul des distances parcourues se fait à partir du siège social de l’entreprise.

N’oubliez pas qu’en cas de contrôle de l’Urssaf ou du fisc, ces dépenses vont être regardées à la loupe. À ce sujet, petit focus sur les indemnités kilométriques : si vous avez opté pour l’utilisation de votre véhicule personnel afin d’effectuer vos déplacements personnels, vous avez le droit d’être indemnisé. Ce remboursement n’est pas soumis aux charges sociales, ni à la fiscalité. L’Urssaf va vous demander de justifier chacun des kilomètres parcourus. Pour cela, tenez régulièrement votre fichier à jour. Si vous ne l’avez pas fait, et que vous avez mis vos kilomètres « à la louche », faites l’effort de préparer ce fichier dès réception de votre avis de contrôle. Tout comme pour le contrôle fiscal, il est indispensable de faire bonne impression dès le début. Ne pas pouvoir justifier ses déplacements serait un bien mauvais démarrage.
Enfin, veillez à ne pas prendre la carte bancaire de l’entreprise pour faire le plein de votre véhicule personnel, et vérifiez que votre assurance auto couvre bien les déplacements professionnels réguliers.

Seconde solution : avoir un véhicule au nom de l’entreprise

Ici, plusieurs possibilités s’offrent à vous : l’achat, la location longue durée (LLD), ou la location avec option d’achat (LOA)
Le plus traditionnel est l’achat du véhicule. Qu’il soit neuf ou d’occasion, financé sur vos fonds propres ou par un emprunt bancaire, ce mode est le plus économique si vous n’avez pas besoin de changer régulièrement de véhicule. Si vous en avez la possibilité, privilégiez l’emprunt bancaire avec une bonne négociation du taux de financement, car même si vous avez de la trésorerie actuellement, on ne sait jamais…

La LLD est très utilisée par les grands groupes. Elle permet de connaître à l’avance les dépenses liées au véhicule, y compris sa maintenance, et représente une charge pour l’entreprise, sans impact sur son bilan. La LLD ne génère ni dette ni baisse de trésorerie.

Les points à surveiller avant de signer le contrat : la remise par rapport au prix catalogue (classique), la valeur résiduelle – VR (valeur estimée du véhicule à l’issue du contrat), les frais de maintenance (y compris les pneumatiques) à comparer avec le prix que vous auriez payé si vous aviez dû les régler directement. Enfin, regardez comment sont calculés les frais de remise en état. La note peut être salée au moment de rendre votre véhicule à l’issue du contrat.

La LOA est assez proche de la LLD dans son fonctionnement. La principale différence est que vous avez la possibilité d’acheter le véhicule à l’issue du contrat (option d’achat). Attention aussi aux frais de remise en état. Certains s’amusent à acheter à faible coût le véhicule à titre personnel après le contrat… intéressant, mais attention aux abus !

Si c’est un véhicule qui n’est pas un utilitaire, n’oubliez pas d’ajouter dans le coût d’utilisation la taxe sur les véhicules de société (TVS). Elle est calculée en fonction du niveau de pollution du véhicule, et peut coûter très cher si vous avez décidé de vous faire plaisir…

N’oubliez pas que lorsque vous utilisez le véhicule de l’entreprise à titre personnel, vous devez déclarer un avantage en nature, et donc payer des charges et des impôts. Le fisc y sera attentif lors d’un contrôle.

Enfin, sachez qu’on ne peut pas récupérer la TVA sur les véhicules dits « VP » (au contraire des utilitaires). En revanche, il est possible de récupérer une partie de la TVA sur le gazole. Si vous n’avez pas besoin d’un véhicule cinq places, n’hésitez pas à choisir un véhicule utilitaire (VU).

Mon conseil

 Faites votre calcul en fonction des kilomètres parcourus annuellement. Ne pas regarder que l’aspect coût, mais aussi la logique : mon véhicule sert-il plus à titre personnel ou professionnel ?
Si vous l’attribuez à l’entreprise, n’oubliez pas l’impact de la TVS et attention aux avantages en nature.

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livre nicolas

Oct 28

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°26 : Les documents que l’on reçoit à la création de son entreprise

Félicitations, vous avez créé votre entreprise ! Vous venez de créer un emploi, le vôtre, et vous allez peut-être en créer d’autres. Pour vous remercier de cette belle initiative, un certain nombre de personnes vont vous écrire, avec de plus ou moins bonnes intentions…

Selon la forme juridique pour laquelle vous avez opté, vous allez tout d’abord devoir indiquer au fisc le régime d’imposition que vous choisissez. Attention, selon les cases que vous allez cocher, vous devrez gérer différemment vos déclarations fiscales.

Le choix est entre le « réel normal » ou le « réel simplifié ». C’est tentant d’être « normal », comme les autres. Par ailleurs, on serait tenté de se « simplifier » la vie. Pour un démarrage, et tant que vous n’avez pas passé certains seuils, privilégiez la simplicité.

D’autres organismes vont vous écrire : les caisses de retraite, de prévoyance, les complémentaires santé… Ils vont vous proposer de vous inscrire, même si vous n’avez pas de salarié au démarrage. Selon votre secteur d’activité, certains vous diront que vous n’avez pas le choix, ils ont une exclusivité. Avant de leur répondre, allez vérifier sur Internet. Par exemple, pour la caisse de retraite, allez sur le site de l’Agirc-Arcco, dans la section «entreprises » et cherchez à quelle caisse vous devez vous affilier selon votre code NAF (APE) par exemple. Si vous n’avez pas de salariés, il n’y a pas d’urgence… Si vous avez un expert-comptable, renseignez-vous auprès de lui.

Selon votre statut, vous allez aussi avoir de nouvelles du régime social des indépendants (RSI). On va certainement commencer par vous demander de l’argent. Attention, le fonctionnement du RSI est complexe et il faut toujours vérifier auprès de lui les données vous concernant. Ne comptez pas que sur votre expert-comptable pour maîtriser le sujet. Pour estimer ou vérifier le montant de vos cotisations, allez sur le site http://www.rsi.fr/simulateur-de-cotisations-sociales.html

Vous allez aussi recevoir d’innombrables propositions, verbales et par courrier, pour vous inscrire sur des annuaires. Certains interlocuteurs vous font même croire que c’est une obligation, d’autres se font passer pour l’administration en adoptant un logo assez proche des logos officiels.

Dans tous les cas, fuyez ! Si vous avez quelques minutes à perdre, lisez les quelques lignes écrites en tout petit, qui vous indiquent que vous allez devoir payer pour apparaître dans des annuaires, qui n’ont aucune utilité. Vous ne ferez pas une seule vente grâce à eux, ce sont des arnaques.

Mon conseil

Ne payez rien et ne signez rien. Lisez les petites lignes indiquant le montant à payer. Même si le logo ressemble à quelque chose d’officiel, passez outre.

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livre nicolas

Oct 27

C’est décidé, je crée mon entreprise – fiche n°25 : Choisir un avocat

Tous les entrepreneurs ne font pas forcément appel à un avocat. D’autant moins lorsque l’expert-comptable, aux honoraires sensiblement plus faibles, se positionne en tant que conseiller de l’entrepreneur, et ce, avant même la création de l’entreprise. Mais, dans certains cas, l’avocat est incontournable.

Qui a rédigé vos statuts ? Vous, en vous fondant sur un modèle standard ou en achetant un kit « clés en main » ? Un expert-comptable ? Un avocat ?

Selon la réponse, vous avez pris plus ou moins de risques, et vous avez dépensé plus ou moins d’argent. Mais attention, même si la solution de l’avocat paraît la plus sécurisée, elle n’est pas forcément celle qui est idéale, car elle dépend fortement du choix que VOUS allez faire.

Un avocat qui rédige les statuts de l’entreprise pour 2 000 €… hors taxes… et hors frais de greffe et d’annonce légale ne vous met pas pour autant à l’abri des erreurs de rédaction. Et, en plus, ce spécialiste peut être à mille lieues des problématiques de la petite entreprise en création. Alors, peut-être que pour rédiger des statuts d’une petite entreprise dont les enjeux sont faibles, il est préférable de s’adresser à un expert-comptable, plus au fait de la réalité du terrain. Encore faut-il qu’il assume son devoir de conseil…
Voir fiche n° 5
En revanche, si vous créez une entreprise à forts capitaux, avec plusieurs associés, tournée vers l’international, qui en plus travaille sur une activité réglementée, cette fois-ci, faites appel à un avocat, dont la spécialité correspond aux besoins de l’entreprise. Essayez de demander autour de vous si quelqu’un peut vous en conseiller un. En plus, il vous sera plus facile d’avoir un rendez-vous en arrivant « de la part de ».

Et ce n’est pas parce que cet avocat a fait du bon travail pour rédiger vos statuts et votre pacte d’associés qu’il sera aussi performant pour régler un litige social avec l’un de vos salariés. En revanche, rien ne vous empêche de lui demander de vous conseiller l’un de ses confrères.

Mon conseil

Essayez de vous faire recommander un avocat par une connaissance, l’entrée en matière sera plus facile. Choisissez un spécialiste du domaine concerné, ou adressez-vous à un cabinet avec plusieurs avocats dont chacun a une spécialité. Pour les grosses affaires, ne regardez pas que le prix, essayez de vous renseigner sur la notoriété de l’avocat. Et lorsque vous êtes sur Internet, attention aux faux avocats en ligne.

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